LE CHEMIN DE LA VOIE DU COEUR

LE CHEMIN DE LA VOIE DU COEUR…

L’ÉCOUTE… Un voyage en six temps.

La franchise du haut de mes cinquante-neuf ans…

La fausse liberté…

Bien des gens comme moi, ont cru que la liberté commence le jour où nous quittons le terreau familial, que les études sont enfin terminées et que notre premier emploi est en poche. Ha! j’oubliais le premier appartement et toute l’importance que l’on peut lui accorder. C’est le jour où viens alors supposément de naître un adulte libre.

Depuis que je me rappelle, je suis un passionné et un aventurier de la vie. Né sous le signe d’un modèle de société axé sur la performance, les défis, les grandes réussites, les dépassements feront partie de mon quotidien pendant vingt ans. De l’âge de dix-huit ans à trente-neuf ans, la vie se déroule telle un course sans fin ou le fil d’arrivée des journées est difficile à atteindre. Les jours sont trop courts. Les semaines passent comme un coup de vent. Les mois roulent à la vitesse des saisons et les années passent l’instant où le premier de l’an sonne. Ce rythme de vie sera pour moi, l’origine de beaucoup de questionnements engageant des changements. Lorsque nous consentons à se questionner et envisager les possibles changements, des effets intérieurs risquent assurément de se faire sentir. L’une des règles du jeu est d’assumer les résultats tant positifs que négatifs que cela va engendrer. C’est à travers une approche à titre d’observateur – sans jugements – des effets de ces changements, que pour moi le grand jeu a commencé.

Avant cette réelle prise de conscience, personnellement, c’est ma vie de couple et ma vie de famille qui en ont payé régulièrement les coups. Cette période où le modèle de société exposé représentait selon moi l’image parfaite de l’homme moderne face au chemin qu’il se devait de parcourir. Cette période fut, et là je me place dans une position où la gêne vient me toucher profondément, une période que je qualifie aujourd’hui de non-croissance. Outre les résultats envers la satisfaction de l’ego, bien des choses n’ont pas survécu. Séparations de couple, enfants brisés par les ruptures familiales, tensions au sein de la famille élargie, amis(es) éloigné(es) sont cette réalité dont je suis maintenant pleinement conscient. Avec du recul et un peu plus de sagesse, j’admettrai à moi-même à la fin de ma quarantaine que je m’étais donné personnellement le droit de vivre selon cette vision qui était mienne à l’époque. Tout ça, je l’ai fait sous mon propre consentement, car après tout, l’humain est le seul responsable de ces choix. C’est maintenant que j’ose le dire, car je voudrais peut-être permettre à d’autres personnes d’y épargner peines et souffrances.

Tout ce que je viens de vous parler à mener à un magnifique résultat. Un résultat qui fut des plus déterminants à mon égard. À trente-neuf ans, j’ai pris conscience que je me sentais sans arrêt à la conquête de quelque chose sans réelle profondeur, sans réelle vie. Je dirai pour synthétiser, sans âme. Depuis tout ce temps, je n’avais jamais réussi à ressentir que j’étais sur le point central de mon « X ». Mais qu’elle est le réel sens de la vie? C’est quoi réellement le cœur du fameux « X », car je vous avoue, qu’outre les succès professionnels obtenus à la sueur de mes efforts, rien ne faisait vraiment Wow! en moi. Qu’elle est donc ma réelle place et ma réelle fonction en ce monde? Je réaliserai, que je ressentais continuellement une énorme pression conformiste issue de cette façon de vivre et ce visage de société qu’est la performance. Tout ça gênait à reconnaître mon identité profonde, et mon unicité avec la vie. Tout ça devenait une ombre projetée en permanence sur ma personne. Je ressentais toujours une espèce de grand vide intérieur. J’étais donc, influencé par le monde extérieur qui prenait à lui seul plus de place que le monde intérieur qui avait peine à scintiller en moi. Cette compréhension me plaça devant une autre grande question. Non! Je dirai plutôt une énorme question à répondre. Mais, qu’elle est cette réelle identité profonde qui cherche à me parler. Qu’elle est cette unicité alliant mon intérieur et la vie extérieure.  À quoi est-elle reliée?

Le début de l’ancrage

Au début de la quarantaine, j’écouterai une voix intérieure qui me pousse tel un char d’assaut, vers un changement plutôt inconnu. J’avais déjà entendu son écho, mais mon intention à son égard me semblait sans importante pour moi à l’époque. Mais cette fois, elle résonnait vraiment plus fort. Commençant à reconnaître en moi l’existence de valeurs et de besoins qui me semblait plus profonds et plus essentiels. Ma carrière professionnel fera un virage à trois cent soixante degrés. De courtier en valeurs forestières je deviendrai chef propriétaire d’une petite auberge, puis quelques années plus tard, charcutier et propriétaire d’une ferme d’élevage de chèvres dans les Laurentides. C’est deux aventures réalisées sans réelles connaissances du métier, sont devenues des enseignements remplies de richesses liés à mon essence profonde. Je commençais à nourrir des valeurs profondes et des besoins essentiels à mon bonheur. Cette identification, commence donc à me permettre de ressentir en moi des sensations émotionnelles riches qui étaient jusque-là inconnues. Je commencerai à mettre de côté ce qui nourrit que seulement mon ego. Développement au fil des jours la richesse de sensations tantôt fortes ou subtiles issues d’une âme qui commence à se nourrir, j’entrepris de m’instruire sur l’humain à travers la lecture. J’éplucherai sur un peu plus de quatre années la bibliothèque de mon village. Du développement personnel à la psychologie et la spiritualité seront les sujets de mes lectures. Des auteurs comme le Dalaï-Lama, Osho, Thierry Janssen, Eckart Tolle, Wayne Dyer, Marianne Williamson, Og Mandino, Paulo Coelho…qui deviendront des enseignants. Lors de ma formation en onco-massothérapie pour les gens touchés par le cancer, j’y dévorerai les ateliers et lectures inspirantes sur l’acceptation, le deuil, la présence et l’écoute. Deux livres viendront me marquer à jamais. Le livre « Un Cours en Miracles » et « Le pèlerin de Compostelle » de Paulo Coelho engageront la grande marche vers Moi. J’aurai l’occasion de vous reparler de ces fameux livres. Au cours de ces quatre belles années, je découvrirai les grands fondements de mon unicité. Mon corps, mon cœur et mon esprit se rapprochent de plus en plus. Pourront-ils un jour ne faire qu’un?

 

La grande pause

Par un beau jour de septembre, je ressens que le temps est venu de me retirer du monde pour un instant. Mais pas pour une journée. Une connaissance, d’une connaissance fera raisonner un mot au nom intriguant à mon oreille. Vipassana! Un centre de méditation, et qu’une journée porte ouverte a lieu dans peu de temps. Étant toujours aventurier et curieux, plusieurs des livres que j’avais lus parlaient de méditation sous plusieurs formes. Ma participation à cette journée porte ouverte confirma que j’entreprendrai une retraite de dix jours au centre de méditation Vipassana. Dix jours sans parole, sans regard vers les autres, comme si je vivais seul avec moi-même. C’est là que tout a réellement commencé à se construire en moi. Durant ces dix jours, tout ce que je vivais alternait entre la joie et la souffrance. L’un n’allait pas sans l’autre. Comme si certaines journées la souffrance était au service de la joie et que le lendemain tout était inversé. Commençait en moi une forme d’équilibre entre l’imparfait et le parfait, mais cette fois en respectant la valeur des deux. Je me surprendrai à m’accorder le droit de pleurer comme un enfant. À me permettre de serrer un gros arbre dans mes bras lors des permissions de sortir pour lui dire que j’avais besoin de sa force. Je connectais avec mon essence profonde, ce Soi plus grand que le Moi. Le sens de ma vie venais de se déposer sur quatre grandes valeurs éthiques.  « AMOUR – HARMONIE – RÉSILIENCE – LIBERTÉ ». Ces quatre valeurs éthiques qui définissent pour moi par leurs simplicités le pur sens du Bonheur.  Je commencerai alors à développer mes valeurs profondes et mes besoins essentiels à la vie autour de ces quatre valeurs éthiques.

 La vie prend son sens. Merci la Vie.😀🙏

Deux passions naissent et une observation en ressort…

Issue probablement de toutes mes lectures, ma passion pour l’écriture de messages inspirants va m’engager sur le chemin de la sensibilité émotionnelle. Cette sensibilité qui détermine le lien de proximité avec les autres beaucoup de gens ont peur d’aller. Les personnes qui sont touchées par le cancer s’accordent pour dire que les émotions touchent un niveau de sensibilité qu’ils n’avaient souvent jamais ressentis auparavant. Jusqu’où suis-je prêt à aller émotionnellement avec moi-même et envers mon prochaine est cette question à se poser? Est-ce que je suis prêt vivre la résonnance du pur principe de « donner et recevoir ». Est-ce que l’humain accepte facilement d’être touché émotionnellement en profondeur? Est-ce que l’humain peut simplement observer et s’observer? Les réponses à ces questions sont intimement reliée au respect que l’on s’accorde et à celui que l’on accorde aux autres. Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises réponses. Ce que j’en ai compris est que dans des circonstances pareilles, l’humain est confronté à lui-même et à ces habitudes de comportements émotionnels. La perception et le jugement face à une situation sont des éléments qui peuvent l’éloigner de la réalité du moment et peuvent contribuer à qu’il se blesse lui-même sans le savoir.

L’épreuve et le grand enseignant…

En 2018, ma grande aventure de voyage consacrée à l’écriture et au ressourcement est écourtée au bout d’une année par l’annonce d’un cancer de la prostate. Cette grande épreuve deviendra pour moi la plus riche enseignement que j’ai reçue de la vie. Personnellement, le cancer m’a placé dans une position émotionnellement inconfortable. L’humain est comme le roseau, à la fois fort et fragile, vulnérable et puissant. L’équilibre entre les bien-être physique, mental et émotionnel est affecté par la maladie. Retrouver cet équilibre était pour moi la première chose à faire. La maladie m’a fait découvrir qu’il me fallait passer par une relation très intime moi. Ce moi étant le reflet et la conscience de mes valeurs profondes et besoins primaires essentiels basées sur mes valeurs éthiques que j’associe à la vie. Au-delà des apparences et des quêtes issues du monde extérieur, l’humain à besoin pour nourrir son bonheur de se rapprocher à travers ses actions et de ses plus grandes valeurs éthiques humaines. Pour moi ces valeurs sont l’amour, l’harmonie, la liberté et la résilience. Je vous invite à vous pencher à savoir qu’elles sont les vôtres. Je me répète, mais nos valeurs éthiques qui imagent le sens global de la vie deviennent notre fondation sur lesquelles nos valeurs profondes et nos besoins essentiels primaires viennent s’y déposer. Ils s’associent pour s’ancrer à notre vie de tous les jours – famille, travail, relations sociales, éducation, alimentation… – pour se transposer en bonheur quotidien.

Aujourd’hui…

Maintenant, mon sens premier avec la vie est de pouvoir aider mon prochain. Redonner ce que j’ai appris et expérimenté de la vie. Ma contribution envers les autres, est celle de mes études associées à l’humain, de mes nombreuses lectures de gens qui ont contribué à mon épanouissement et celle de mon vécu personnel avec le cancer. Le cancer m’a enseigné de belles et de grandes choses en me poussant vers une formation spécialisée en onco-massothérapie pour les gens touchés par le cancer. Tout ce que la vie m’a donné est au cœur de mon engagement à contribuer au mieux-être humain. De plus, je continue à nourrir ma vie à travers ma passion pour l’écriture qui s’est transformée au fil des jours en auteur et concepteur de cartes de vœux, de cartes messages et poèmes des plus inspirants dont je souhaite bientôt être capable de faire voyager mes mots vers vous.

Merci à vous de m’avoir lu. Amitié Michel 💙

 

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